Les
bases de la culture
intérieur et extérieur
Lisez attentivement
ce qui suit.. et plutôt deux fois qu'une.
Ce document est orienté pour ceux qui débutent et fait
volontairement quelques précisions dans ce sens.
Laissez la vivre et mourir
Tout d'abord, il faut bien se rappeller que la plante est un être
vivant et qu'elle a donc besoin de :
- Manger
- Boire
- Respirer
Mais pas n'importe comment ni n'importe quand. Comme tout être
vivant ses besoins varient selon son évolution et ce qu'elle
fait.
- Vous la
nourrissez avec des engrais.
- Vous la faite
boire avec de l'eau à PH ajusté.
- Elle respire
par ses propres moyens, mais vous l'y aiderez en ajustant un climat
convenable et en lui donnant une eau saine (qui peut être
ré-oxygénée par exemple avec un bulleur d'aquarium).
Notez que certaines plantes sont à floraison unique, c'est
à dire qu'elles meurent après leur floraison. Il y a
des moyens pour les garder en vie, mais le temps et le travail nécessaires
rendent cette opération totalement inutile sauf dans le cas
ou l'on voudrait conserver une variété. Pour ces plantes,
on utilisera le bouturage pour continuer à les cultiver,
qui est une sorte de clonage de la plante.
Petit lexique
Session
Une session de culture représente la période complète
de la germination à la récolte.
Engrais
Divers aliments assimilables par les plantes. On fait des engrais
à partir de beaucoup de choses : arrêtes de poisson,
sang de buffle, os, vase, etc.. Il faut éviter les recettes
de grand mère et les conseils de faux spécialistes,
en général le gain est nul et on risque des fois des
problèmes.
La plupart des engrais sont assez chimiques bien que venant de produit
naturels, ce n'est pas vraiment un problème pour la consommation
de la plante mais surtout une énorme catastrophe pour l'environnement
à cause de tout vos rejets de culture (terre, eau de vidange,
reste de flacons, etc..), optez pour des sigles Bio qui ne sont pas
plus chers ou contraignants.
Attention tout de même en Hydroponie, les engrais Bio ont tendance
à sentir plus que les autres.
La majorité des marques d'engrais possède leur propre
gamme complète, chacune avec son propre programme de nutrition
(représenté sous forme d'un tableau), qu'on appelle
aussi Programme d'engraissage. Choisissez-en un et respectez le à
la lettre si vous débutez.
Ces gammes sont souvent composées d'une base de nutriments
et de suppléments, globalement ces suppléments sont
toujours utiles. Certains favorisent la croissance, d'autres la protection
contre les maladies et insectes, d'autres encore permettent de faire
gonfler les fruits, fleurs, etc.. Le prix peut parfois sembler élevé
à l'achat, mais bien conservés vos bouteilles de suppléments
dureront toujours deux ou trois plus longtemps que les bases.
PH
C'est le niveau d'acidité de l'eau. Un PH ajusté signifie
qu'on a ajusté le PH de l'eau à une certaine valeur.
Plus ce niveau est bas, plus il permet d'assimiler facilement les
engrais mais aussi plus il ronge la plante. Le niveau de PH idéal
se situe entre 5.8 et 6.
En général pendant la germination et la croissance,
on se fixe à un PH de 6 et pendant la floraison (moment où
la plante a le plus besoin d'engrais) vers 5.8. Un PH supérieur
ou égal à 7 gêne la plante pour manger et un PH
inférieur ou égal à 5.5 commence à la
ronger. Il faut éviter les variations de PH trop élevés
d'un arrosage à un autre.
Le PH de l'eau du robinet varie selon votre région, en moyenne
avec une valeur entre 7 et 8, il est donc à descendre. On utilise
pour cela des solutions spéciales appelées PH Down,
il existe aussi des solutions PH Up pour augmenter ce niveau lorsqu'il
est trop bas.
Le PH de l'eau de pluie varie aussi selon votre région mais
aussi selon le climat et beaucoup d'autres facteurs, il se situe en
général autour de 7, sauf dans les cas de pluies acides.
Il y a aussi l'eau de source (comme celle vendue en bouteille) ainsi
que l'eau déminéralisée, tout deux sont à
proscrire pour la plante car leur composition spéciale convient
rarement et amène souvent à des carences.
EC
Le taux de nutriments dans l'eau, grosso modo il indique la quantité
de nourriture présente dans l'eau. Si l'EC est trop bas, la
plante n'aura pas assez à manger pour se développer,
si l'EC est trop haut cela étouffe la plante c'est ce qu'on
apelle un sur-engraissage.
Beaucoup de personnes mal avisées ont perdu leurs plantes
en pensant qu'ils pouvaient accélérer ou augmenter leur
récolte en rajoutant plus d'engrais que prévu mais cet
excès d'engrais est souvent fatal aux jeunes plantes aussi
il vaut toujours mieux "trop peu" que "trop" lorsque
l'on débute.
En général, l'eau du robinet possède un EC de
0,6/0,7 donc pour trouvé le niveau EC réel des nutriments
on calculera tel que :
(Valeur EC de la solution au testeur)
- (Valeur EC de l'eau) = (Valeur EC finale des nutriments)
En clair, on soustrait la valeur EC de l'eau à vide de la
valeur recueillie dans la soupe finale. Par exemple en région
parisienne avec un EC de 0,7, sur une valeur EC recueillie de 2,4,
on fait donc 2,4-0,7 ce qui nous donne un EC de 1,7. Il est important
de se rapeller toujours cela et d'effectuer toujours ce calcul afin
de se baser sur des valeurs réelles et ne pas avoir de carences.
Toute les valeurs EC (sauf lorsque c'est précisé) sont
indiqués sans tenir compte de l'EC de l'eau.
Valeurs globales de l'EC au cours de la vie de la plante
:
• Semis et boutures : 0.8
• Apparition des premières racines : 1.1
• Stade végétatif : 1.3
• Début de floraison (stretch) : 1.4 à 1.6
• Floraison : 1.4 à 1.6
• Rinçage : 0.8
• Entretient des Plantes-mères : 1.6 à 2.2
Cycles d'évolutions
On va passer par trois étapes pendant l'évolution de
la plante.
Germination
On fait germer la graine, c'est à dire qu'on
l'hydrate et la tient au chaud pour qu'elle s'ouvre et qu'une petite
tige blanche en sorte. Dès que c'est fait on la place directement
en terre ou dans un petit support (tourbe, laine de roche, etc..)
à 1cm maximum de la surface. Et on attends que la pousse trouve
la lumière et sorte ses premières feuilles.
A ce stade il y a juste besoin d'eau et de chaleur, pas d'engrais
la graine possède déja les réserves nécessaires
et la pousse ne les supporterait pas.
Procédure
Poser la graine dans un verre d'eau à température ambiante
(laisser reposer l'eau du robinet 4 heures en intérieur), normalement
elle doit flotter, si ce n'est pas le cas la graine est sûrement
morte. Normalement au bout de 24h la graine aura coulé,
dans certains rares cas elle aura déjà commencé
à s'ouvrir.
Ensuite posez la graine dans une feuille de sopalin replié
sur elle même et une autre feuille pareil au dessus. Mettez
tout ça dans une coupelle creuse, humidifiez complètement
le tout et vider le trop plein d'eau restante de la coupelle. Ça
ne doit pas baigner dans l'eau sinon il y a risque de moisissure et
ça ne doit jamais être sec sinon la graine mourra.
Recouvrez la coupelle de façon à ce que la lumière
ne passe pas et entreposez cela dans un endroit constamment chaud
(pas moins de 20°, pas plus de 26°) et attendez. Selon la
qualité de la graine un petit germe blanc devrait sortir
au bout de 12h à 72h voir plus, certains variétés
(assez rares) mettent une semaine. On peut aussi mettre la graine
directement dans le substrat dès la phase du verre d'eau terminé,
mais il faut maîtriser son substrat pour cela.
Dès que la graine a germé, c'est à dire qu'un
petit germe blanc d'environ 1cm est sorti de la graine, on met la
graine dans le substrat au chaud, on peut en fait allumer la lumière
tout de suite si l'on utilise un substrat hermétique à
la lumière (comme la terre ou fibre de coco). La graine dans
le substrat va tenter de trouver son chemin vers la lumière,
c'est pour cela qu'il faut la placer avec la pointe du germe vers
le haut (Le germe est naturellement programmé
pour effectuer un demi-tour ; ainsi si le germe ne dépasse
qu'à peine mettez-le vers le haut, si au contraire il mesure
déjà 2 cm ou plus mettez-le vers le bas).
On attends alors que le germe ait trouvé son chemin en sortant
du substrat, on passe alors à l'étape suivante.
Autres
méthodes de germination
Croissance
La vraie croissance biologique commence lorsqu'on
a un deuxième étage de feuilles. Attention les toute
première feuilles (toutes rondes) de la pousse ne compte pas.
En fait dès l'arrivée du vrai premier étage,
on donne un petit engrais léger spécialement pour le
développement des racines. Avec ces racines la pousse va pouvoir
commencer à puiser ses ressources hors de la graine.
En général on décide d'arrêter la croissance
lorsqu'elle arrive avec un quatrième étage de feuilles
vraiment bien développé, souvent au bout de 3 semaines.
Plus on attendra plus la plante risque d'être immense en fin
de floraison, c'est important lorsqu'on possède une chambre
de culture limitée en hauteur.
Procédure
C'est un cycle 18/6. Dès que les premières
feuilles (toutes rondes, qu'on appellent cotylédons) sortent
du substrat, on allume la lumière pour que la plante sache
qu'elle a trouvé le bon chemin et commence à développer
ses feuilles. A ce stade, on attends qu'un second étage de
feuilles striés soient sortis pour engraisser très légèrement
avec un stimulant racinaires.
La plante doit avoir 18h de lumière par jour afin de favoriser
son développement des tiges et des feuilles et 6h qui lui serviront
à développer ses racines. Il ne faut pas troubler le
cycle de lumière au risque de déclencher la floraison,
si c'est le cas c'est difficilement rattrapable et ça peut
mener à avoir une récolte nulle.
Ce n'est pas très compliqué à cette étape,
mais c'est tout de même important car à ce stade la plante
est jeune et fragile. Il faut suivre le programme d'engraissage mais
surtout bien veiller au niveau d'EC car la jeune plante ne supporterait
pas un sur-engraissage. On attends que la plante dispose d'un troisième
étage de feuilles bien fourni, en général à
partir de 15cm pour avoir une plante à son minimum de hauteur
en fin de croissance. Le principal est de respecter le troisième
étage de feuilles.
A ce stade la plante a besoin d'un niveau d'humidité de 50%
à 70% et de brise d'air légère pour qu'elle puisse
muscler sa tige.
Floraison
L'étape finale et la plus longue. Tout d'abord il faut savoir
que pendant cette étape la plante atteindra trois fois la
hauteur qu'elle avait en fin de croissance voire plus pour certaines
espèces.
La majorité des espèces ont une période de floraison
d'une moyenne de 8 à 9 semaines. Certaines variétés
sont reconnues pour produire autant en 7 semaines, la plupart du temps
les plantes qui font plus de 8 semaines ont des spécificités
sur des arômes prononcés.
Au début de la floraison, pendant environ 3 semaines, la plante
ne fait que grandir, de 3 à 5cm par jour en général,
vers la fin de cette période elle affirme son sexe (une graine
féminisée affirme aussi son sexe) puis sort ses premiers
pistils.
Procédure
Le cycle de lumière repasse en 12/12 comme
en été, c'est à dire 12h de lumière et
de 12h de nuit. Dès que l'on a commencé ce cycle la
floraison démarre, la plante aura reçu un signal lui
disant d'entamer la période de stretch qui lui fera atteindre
au moins trois fois ça taille de fin de croissance.
Selon l'espèce vous verrez sous 2 à 4semaines la déclaration
de son sexe et là commencera la floraison. La floraison va
sembler d'une lenteur infinie et c'est normal.
Sauf dans le cas des hermaphrodites qui peuvent se déclarer
à n'importe quel moment. À ce sujet il est important
de savoir qu'il ne faut pas stresser sa plante, ça la gêne
pour se développer et cela déclenche souvent des cas
d'hermaphrodisme chez les graines féminisés.
Cela dépend des variétés, en général
on arrive à la fin de floraison au bout de 8 à 9 semaines.
Dans la dernière semaine prévue par la variété,
on entame une période de rinçage et de noir.
Le rinçage c'est l'action de n'arroser que
d'eau sans engrais afin que la plante consomme tout les résidus
d'engrais qu'elle possède encore, le noir est une technique
de bon stress permettant d'accroître légèrement
la masse finale des fruits ou fleurs, c'est une technique qui ne peut
pas être utilisée à un autre moment.
Culture
Lumière
C''est la première source d'énergie de la plante avec
l'eau et les engrais. Pour ceux qui se rappellent de leur cours de
biologie, les plantes utilisent la lumière pour transformer
les engrais en molécules utiles pour leur croissance/floraison,
c'est en sorte ce qui leur permet de digérer la nourriture.
Mais attention, la lumière est composée de plusieurs
fréquences, les Ultra Violet comme les Infrarouges sont unes
de ces fréquences. La plante a besoin de certaines fréquences
spécifiques, qu'on ne retrouve pas par exemple dans les lampes
d'éclairages standard (lampe à incandescence).
La source de lumière la plus efficace est le soleil, il est
puissant, constant et gratuit ! Seulement en culture d'intérieur
c'est inutilisable. Les plantes qui poussent derrière une fenêtre
seront chétives, car les fenêtres laisse mal passer le
spectre lumineux (=gamme de fréquences) utile à la plante.
Il y a deux types de lumières vraiment reconnus dans le milieu
de la culture ce sont les HPS, High Pressure Sodium et les lampes
dites ECO qui comme leur nom l'indique sont économiques car
elles n'ont pas de pertes d'énergie. Il y aussi certains types
de néons, mais leur format et faiblesses imposent une installation
contraignante et ils doivent être changés trop souvent.
Les lampes les plus efficaces sont les HPS, seulement elles nécessitent
un Ballast externe et produisent beaucoup de chaleur (énorme
perte d'énergie). Le Ballast est le transformateur qui canalise
un courant constant à la lampe, c'est une pièce d'électricité
importante à ne pas prendre à la légère.
Certains préfères les lampes ECO dans certaines conditions,
souvent pour faire de la croissance, pour la floraison elles ne sont
souvent pas assez puissantes, il faut alors en entreposer plusieurs,
elles sont plus grosses que les HPS (car elles contiennent leur propre
Ballast) et au final la consommation n'est plus si économique
que ça..
Il est important que l'espace de culture reflète la lumière
pour la répartir partout, c'est pour cela que les parois de
votre espace doivent être recouverte de Mylar, attention aux
matières similaires mais moins cher, elles ne reflètent
pas tout le spectre lumineux nécessaire.
Climat
Avant de commencer donc il faut tout de suite mettre les bonnes bases
pour avoir un climat convenable pour la plante. Le climat peut varier
légèrement selon les espèces et selon l'évolution
de la plante, mais globalement une température de 24°c
et une humidité de 50% est tout à fait correct s''il
ne fluctue pas.
En période de germination et première semaine de croissance,
on préférera une humidité entre 60 et 80%.
En culture intérieur, le plus gros soucis est imposé
par la lampe qui fait fortement grimper la température, il
faut donc impérativement se munir d'un CoolTube
et d'un extracteur.
L'extracteur est un ventilateur de climatisation fait pour extraire
l'air de la pièce, il permet d'évacuer l'humidité
et la chaleur.
Le CoolTube est un tube dans un verre spéciale qui laisse
passer le spectre lumineux met garde 80% de la chaleur de la lampe.
Joint à l'extracteur il permet d'aspirer directement la chaleur
pour l'expulser, il est indispensable avec les HPS, par exemple dans
un espace d'un mètre cube avec une HPS 250W, même avec
un extracteur, on aura une hausse de 8°c dans la pièce
! Ingérable et mortel pour la plante.
Parfois l'humidité est trop basse, la méthode gratuite
pour l'augmenter est de placer de grandes étendues d'eau au
sol, plus la surface d'eau est importante, plus il y a d'évaporations,
cela dit ce système est limité, il ne faut pas compter
plus de 5% de gain. La solution plus puissante c'est une sonde à
ultrasons, une petite pièce que l'on place dans un réservoir
d'eau et qui produit de la brume (comme au cinéma), c'est très
efficace mais c'est un peu contraignant à gérer.
On utilise aussi un petit ventilateur banal (comme ceux tant recherchés
en été..) pour brasser l'air de la pièce. Brasser
l'air permet que l'humidité ne stagne pas ce qui pourrait provoquer
des moisissures et autres maladies. Mais surtout le brassage d'air
impose une petite brise à votre plante, ça lui permet
de se muscler afin d'avoir des tiges solides qui supporteront le poids
des fruits et qu'elles ne se plient ou se cassent.
Substrat
Le substrat est le support sur lequel pose la plante et où
ses racines vont se développer. Il y a deux types de substrat
: la terre et les substrats dits neutres.
La terre est le substrat naturel par excellence, elle contient déjà
de la nourriture pour la plante. Aussi il convient souvent de ne pas
rajouter d'engrais au début afin de ne pas risquer l'excès
de nourriture et l'overdose de la plante.
Les substrats neutres sont dits neutres parce que au contraire de
la terre, ils ne contiennent pas naturellement de nourriture. Il faut
donc rajouter des engrais dès le début. On les utilises
communément en Hydroponie. Ils ont l'avantage qu'on peut contrôler
totalement le taux de nourriture au contraire de la terre qui impose
un certains temps d'attente ou l'ont dépend de la dégradation
de sa nourriture.
Hydroponique
L'hydroponique est sûrement le moyen le plus simple et sûr
d'avoir une récolte abondante, par contre il demande un fort
investissement d'argent et nécessite un certain espace. On
utilise un système hydroponique qui est en
fait un ensemble de deux bacs encastrables et une pompe (à
air ou à eau, cela dépend) avec arroseurs. La pompe
est branché sur un minuteur automatique qui allume/éteint
la pompe selon un cycle.
L'hydroponique consiste à ne plus laisser la solution d'engrais
dans le substrat lui même mais dans un réservoir. La
solution est pompée du bac vers des arroseurs automatique ,
le surplus d'arrosage retombe dans le réservoir est sera donc
réinjecté par la suite. Le plus de l'hydroponie c'est
son arrosage constant selon un cycle, par exemple 5minutes d'arrosage
toute les 15minutes sur 24h, ce qui fait que la plante a toujours
à manger afin de n'avoir aucun retard dans son développement.
On prépare donc la solution dans un réservoir et la
plante sera arrosée automatiquement par un système de
pompage sur minuterie. Cela varie en fonction du climat mais en général
au bout d'une semaine la solution commence à fermenter et il
faut la changer. Le minimum des réservoirs de petits systèmes
hydroponiques. varie autour de 10L mais la majorité sont fait
pour 4 ou 5 plantes, avec des réservoirs de 25L et de grandes
dimensions. A notez qu'il est assez aisé pour un bricoleur
de se monter son propre système hydroponique à moindre
frais.
Le plus gros défaut de l'hydroponique sont ses niveaux de
PH et d'EC qui varient presque constamment jusqu'à la mi-floraison.
Il faut donc les surveiller tout les jours et les ajuster. Il faut
donc accéder au bac de solution (pas toujours évident
selon l'installation) tester les différents niveaux et les
ajuster (en rajoutant de l'eau, de l'engrais, etc..).
A noter qu'il existe des sondes permanentes qui évitent d'accéder
au bac juste pour regarder les niveaux, mais elles coûtent un
peu cher, nécessitent de la place et une prise électrique
supplémentaire pour leur fonctionnement.
Terre
La terre est le système naturel de culture pour les plantes.
Son principal défaut et que l'on ne peut pas complètement
contrôler ses niveaux, mais en général on l'utilise
mélangée avec d'autres substrats neutres qui permettent
de retenir l'eau, tamponner les engrais et oxygéner
les racines aux mieux. L''avantage est qu'elle ne nécessite
pas trop d'effort, juste un peu d'attention. En général
on arrose la terre tout les deux jours et une fois sur deux avec seulement
de l'eau pour la rincer.
Par contre, au début du plantage on n'arrose que d'eau car
la terre possède déjà des nutriments .Certains
types de terres vendus ont un niveau d'EC spécialement fait
pour la floraison pour ceux qui mettent un petit pot à la croissance
et un grand à la floraison en changeant et rajoutant de la
terre.
Fibre de coco
La fibre de coco est fortement conseillée, en fait c'est entre
l'hydroponique et la terre.
Elle ressemble à la terre, se comporte comme de la terre mais
c'est un substrat neutre. Elle a un haut pouvoir de rétention
d'eau, permet une oxygénation parfaite de la solution et à
l'avantage de se rincer facilement. En outre elle n'est pas chère.
On peut donc l'arroser avec un système automatique avec réservoir
et pompe, mais aussi et surtout à la main lorsque nécessaire
(lorsque le dessus commence sécher) ou même fréquemment
sans se poser de question vu qu'elle ne retient pas les engrais comme
la terre, la plante ne risque pas l'asphyxie.
On peut utiliser les engrais hydroponique dessus mais en général
on préfère souvent une gamme spéciale fibre de
coco.
Les problèmes
Stress
Lorsque la plante n'est pas dans des conditions optimales, elle est
stressée, c'est à dire qu'elle est gênée
pour continuer son développement et qu'elle doit lutter contre
ces perturbations.
Le stress n'est pas un élément fatal en soit jusqu'à
un certain niveau et c'est quelque chose qui arrive souvent même
aux non débutants. Il est en général assez facile
à contrer. Il faut savoir que le stress n'apparaît pas
pour des erreurs ponctuelles, il faut que ça soit régulier
pour qu'il y ait un stress. C'est à dire que si vous avez un
problème de température qui dure quelques heures, cela
n'entraînera pas de stress, mais si cela dure 2jours ou si cela
ce reproduit plusieurs fois de suite, alors il y aura un stress.
À noter qu'il y a aussi quelques méthodes dites de
bon stress, qui sont en fait des méthodes consistant à
stresser la plante pour donner un résultat positif. La période
de noir en fin de floraison est une de ces méthodes.
Carences
Une carence est un manque fort d'un élément pour la
plante. Cela peut être un composant d'engrais tout comme d'eau.
Vis à vis des engrais les carences arrivent rarement si vous
respectez le programme d'engraissage de votre gamme d'engrais, si
vous ne cultivez pas certaines variétés exotiques et
que vous utilisez un substrat convenable.
Déshydratation
La carence d'eau est visible par une très légère
décoloration, les feuilles deviennent sèchent et les
tiges deviennent toute molles avant de s'affaler par terre. L'eau
est importante pas seulement car elle permet à la plante de
boire mais aussi à tenir debout, en effet c'est l'eau qui assure
une pression suffisante dans les tiges et feuilles pour se maintenir.
Azote
Une carence commune avec certaines terres récupérées
qui n'ont pas été re-mélangé avec un peu
de terreau. La terre s'appauvrit vite en azote, on peut le voir facilement
car les feuilles ont tendances à rougir à partir de
leur bords vers le centre puis s'assèchent.
Chaleur
Quand elle a trop froid la plante le montre en rougissant sur ses
tiges et feuilles extérieures.
Maladies
De nombreuses maladies existent et peuvent affecter les plantes,
elles peuvent venir de certains insectes qui les véhiculent,
du substrat ou bien se développer dans certains conditions
climatiques. Lorsque votre plante est affectée, il faut très
vite la soigner car la rémission est souvent longue, prolonge
la date de fin et réduit les récoltes.
Le plus important c'est la prévention, c'est pour cela qu'il
ne faut jamais réutiliser de substrat, de pot et d'outils dans
une nouvelle session qui ont déjà servi sans avoir été
bien nettoyé, même si la plante précédente
n'a donné aucun signe de maladie. Il faut aussi lutter contre
les insectes ravageurs.
Enfin sachez que dans la plupart des programmes de gammes d'engrais
existe un ou plusieurs composés permettant de prévenir
bon nombre de maladies sur la plante, le plus connu étant les
Enzymes.
Insectes
Tout d'abord, les insectes ne sont pas une nuisance dans leur globalité.
Dans la nature, ils peuvent la parasiter à son détriment
mais le plus souvent l'aider ou participer à son développement
directement ou indirectement.
En culture extérieur, les probabilité d'attaques d'insectes
sont plus forcément plus grandes mais probablement moins grave
car leur prédateurs naturels s'en occupent. Il y a donc des
précautions à prendre selon le milieu, certains étant
plus propice que d'autres aux insectes ravageurs (notamment les escargots
et limaces).
En culture intérieur c'est différent, car le milieu
est confiné, en théorie on ne devrait donc pas avoir
d'insectes. Seulement cela peut arrivé et lorsque c'est le
cas en général le ravage est total car il n'y aucun
prédateur pour les contrôler et le climat leur est très
favorable car constant.
Le plus grand ennemi de la culture intérieur est l'araignée
rouge (qui n'est pas vraiment une araignée), un tout petit
insecte rouge (à l'oeil nu c'est un simple point rouge) qui
apprécie les climats chauds en dessous de 40%. Il y a pas mal
de traitements possibles lorsque cela arrive mais c'est presque souvent
inutile et le pire c'est que dès qu'elles ont infesté
un espace il est très difficile de les faire repartir. Soit
parce qu'elles ont posés des oeufs dans le substrat, soit parce
qu'en parallèle elles ont colonisés un autre milieu
proche et sont donc susceptibles de revenir vite.
• Un insecte comme l'araignée (une
vrai) est considérée comme bénéfique en
théorie car elle ne consomme aucune partie de la plante et
chassent les autres insectes, cela dit ce n'est pas du goût
de tout le monde de cohabiter avec et ce n'est pas très goûtu
d'avoir des toiles d'araignées sur ses fruits, à vous
de voir.
• Les fourmis ne sont pas vraiment une plaie
mais ils ont tendance à coloniser les plantes et risquent de
s'y coller, de plus certaines découpent des morceaux de feuilles.
• Les papillons et papillons de nuit sont à
proscrire totalement, certains consomment la plante, y laisse des
déchets et surtout y déposent des oeufs qui deviendront
des chenilles, un terrible ravageur de plante qui
consomme toute les parties de la plante.
• Les escargots et limaces sont une plaie béante,
mais ils ont l'avantage d'être assez vite décelable (par
climat très humide ou la nuit) et facilement expulsable, cela
dit en espace intérieur c'est très peu possible d'en
voir.
• Les pucerons sont des criminels en bande
organisés. Ils colonisent une plante, se collent aux tiges
et en sucent toute la sève jusqu'à épuisement,
ils sont aussi un vecteur de maladies. Les pucerons évoluent
en moucherons, qui eux mêmes après poseront
leur oeufs qui donneront des pucerons. Les fourmis sont aussi un grand
vecteur de moucherons, en fait ils les cultivent pour leur miellat,
un liquide sécrété par les moucherons et dont
les fourmis raffolent. Aussi les fourmis protègent les pucerons
contre leur prédateur en les déplaçant vers une
autre plante lorsqu'il y a besoin.
• Les vers de terre sont complètement
bénéfiques, ils digèrent la terre et la rejette
sous une forme enrichie en élément nutritifs, de plus
il aère la terre. On rencontre les vers de terre naturellement
uniquement en terre d'extérieur.
• Les mouches ne consomment pas la plante,
mais certains pondent leur oeufs dans la terre et sont donc susceptible
d'éclore dans votre espace. Les mouches sont un autre vecteur
important de maladies.
• Les abeilles, guêpes, bourdon, frelons
ne sont pas un réel danger, ils ne consomment pas la plante
femelle.
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